Questions 10
Proposé par Kwiiz.ch

La vérité et l'opinion

GYM3-4 Philosophie GYM PHI 3

Doxa et épistémè chez Platon, les grandes théories de la vérité (correspondance, cohérence, pragmatisme), vérité et certitude, vérité de fait et de raison, relativisme de Protagoras et ses limites : un Kwiiz pour clarifier les concepts fondamentaux de la théorie de la connaissance au gymnase, sans trancher les débats mais en apprenant à les problématiser.

Objectif du Plan d'études romand (PER)

GYM PHI 3 — Option complémentaire : philosophie.

Aperçu des questions

1Associe chaque grande théorie de la vérité au critère qu'elle propose pour qu'un énoncé mérite d'être dit « vrai ».

À associer par paires :

Théorie de la correspondanceThéorie de la cohérenceThéorie pragmatique
L'énoncé réussit dans l'action et se révèle utileL'énoncé s'accorde avec l'ensemble d'un système de propositionsL'énoncé s'accorde avec la réalité qu'il décrit
2Chez Platon, à quelle condition une opinion vraie s'élève-t-elle au rang de véritable savoir (épistémè) ?
Lorsqu'un grand nombre de personnes en viennent à la partager et à la tenir pour évidenteLorsque celui qui l'énonce en est intimement convaincuLorsqu'on peut en rendre raison et la justifier par un compte rendu (logos)Lorsqu'elle procure un avantage concret à celui qui la détient
3« Un témoin parfaitement sincère dit forcément la vérité. » Cette affirmation est-elle correcte ?
VraiFaux
4Range chaque énoncé selon qu'il exprime une vérité de fait (contingente, établie par l'expérience) ou une vérité de raison (nécessaire, vraie par sa seule forme).
5Protagoras affirme que « l'homme est la mesure de toute chose ». Que soutient le plus exactement cette formule ?
Seul l'être humain, à la différence des animaux, est réellement capable d'atteindre la véritéCe qui apparaît vrai à chacun l'est pour lui : nulle mesure ne surplombe les individusL'homme doit mesurer et quantifier la nature pour espérer la connaîtreLa vérité finit par se décider au terme d'un vote entre les citoyens
6Reconstitue, dans l'ordre, les étapes du doute méthodique par lequel Descartes cherche une première certitude.

À remettre dans le bon ordre :

Poser « je pense, donc je suis » comme première vérité indubitableRebâtir les autres connaissances sur ce fondement assuréRejeter comme faux tout ce dont il est possible de douterRemarquer que, même en doutant, on ne peut douter que l'on pense
7Le relativisme intégral soutient que « toute vérité est relative ». Parmi ces répliques, lesquelles constituent une objection philosophique classique à cette position ?
8Quelle formulation distingue correctement la vérité et la certitude ?
Être certain et être dans le vrai reviennent au même : la certitude prouve la véritéLa vérité est un simple sentiment d'évidence intérieure ; la certitude, une propriété objective du réelLa certitude qualifie l'accord de l'énoncé au réel ; la vérité, ma conviction personnelleLa certitude est un état subjectif de conviction ; la vérité, l'accord de l'énoncé au réel
9« La vérité d'un énoncé ne dépend pas du nombre de personnes qui y adhèrent. » Cette affirmation est-elle correcte ?
VraiFaux
10En quoi une recherche philosophique de la vérité se distingue-t-elle d'une idéologie ?
Elle soumet ses thèses au doute et à l'examen critique plutôt que de les protégerElle défend des convictions fortes sans jamais accepter d'en changerElle cherche avant tout à rassembler le plus de gens autour d'idées mobilisatricesElle remplace l'exigence de preuve par l'autorité des penseurs reconnus

Les bonnes réponses se découvrent en jouant le Kwiiz.