Questions 14
Proposé par Kwiiz.ch

La morale : bien agir — utilitarisme, devoir, vertus

Gymnase 2ᵉ-3ᵉ Philosophie GYM PHI 3

Les grandes familles de l'éthique au gymnase : conséquentialisme et utilitarisme (Bentham, Mill), éthique du devoir (Kant, impératif catégorique) et éthique des vertus (Aristote, juste milieu). On y travaille aussi la distinction fait/valeur (loi de Hume), morale et légalité, liberté et responsabilité.

Objectif du plan d’études gymnasial

GYM PHI 3 — Option complémentaire : philosophie.

Aperçu des questions

1Range chaque façon de juger une action dans la famille éthique à laquelle elle appartient.

Catégories :

Raisonnement conséquentialisteRaisonnement déontologique

Éléments à classer :

Ce qui compte, c'est le bien-être totalCertains actes restent toujours interditsLe principe prime sur le calcul des effetsUn devoir oblige, quel que soit le résultatUn petit mal vaut mieux qu'un grand malUne action se juge à ses résultats concrets
2Selon l'utilitarisme classique (Bentham, Mill), une action est moralement bonne lorsqu'elle…
respecte scrupuleusement le devoir moral, sans jamais considérer les conséquences de l'acteprocure le plus grand avantage à la personne qui agitmaximise le bien-être de l'ensemble des personnes concernées, comptées à égalitédéveloppe l'excellence du caractère de celui qui agit
3Pour un conséquentialiste strict, deux actions ayant exactement les mêmes conséquences ont la même valeur morale, quelles que soient les intentions.
VraiFaux
4Associe chaque famille éthique à l'objection classique qu'on lui adresse.

À associer par paires :

Le conséquentialismeL'éthique du devoirL'éthique des vertus
Pas de règle claire pour agir iciSa rigidité : la vérité au criminel ?Sacrifier un innocent pour le bilan
5Chez Kant, un impératif hypothétique se distingue de l'impératif catégorique parce qu'il…
commande de façon absolue et inconditionnelle, quel que soit le but que l'on poursuitn'oblige qu'à condition de vouloir un certain but (« si tu veux X, fais Y »)interdit toujours de se servir d'autruirepose sur un calcul des plaisirs et des peines
6Remets dans l'ordre les étapes d'un raisonnement utilitariste face à une décision.

À remettre dans le bon ordre :

Choisir l'option dont le bilan de bonheur est le plus élevéEstimer les plaisirs et les peines produits pour chacuneFaire la somme globale du bien-être pour chaque optionRecenser toutes les personnes touchées par l'action
7Selon Kant, une action a une pleine valeur morale lorsqu'elle est accomplie par intérêt personnel, pourvu qu'elle soit conforme au devoir.
VraiFaux
8Le « juste milieu » aristotélicien ne désigne ni la médiocrité ni la tiédeur, mais…
l'absence totale de passion face à toute situationla moyenne arithmétique exacte, rigoureusement la même pour tous et en toute circonstanceune mesure d'excellence relative à chaque personne et à chaque situationle respect strict d'une règle universelle sans aucune exception
9Pour Aristote, chaque vertu est un juste milieu entre deux vices. Classe ces dispositions.

Catégories :

ExcèsJuste milieu (vertu)Défaut

Éléments à classer :

AvariceCourageGénérositéLâchetéProdigalité (dépenser sans mesure)Témérité (foncer sans discernement)
10Parmi ces propositions, lesquelles relèvent de l'éthique kantienne ? (plusieurs réponses)
Traiter l'humanité toujours aussi comme une fin, jamais seulement comme un moyenSe donner à soi-même, par sa raison, la loi morale que l'on suit (l'autonomie de la volonté)Juger une action bonne d'après le bonheur qu'elle procure au plus grand nombreSuivre une maxime que l'on pourrait vouloir ériger en loi universelle
11La « loi de Hume » (distinction être / devoir-être) affirme qu'on ne peut pas…
déduire logiquement une norme morale à partir de purs constats de faitdécrire de manière objective et rigoureuse les faits observables de la natureéprouver des sentiments moraux devant une injusticeobéir volontairement à une loi de l'État
12Lier la liberté à la responsabilité morale, c'est admettre qu'on ne peut tenir quelqu'un pour responsable d'un acte que s'il pouvait agir autrement.
VraiFaux
13Distinguer la moralité de la légalité revient à soutenir que…
une action autorisée par la loi est nécessairement bonne d'un point de vue moralune action peut être légale sans être morale, et morale sans être légalela loi de l'État fonde à elle seule le bien moraltoute désobéissance à une loi est par principe immorale
14Selon Aristote, on devient vertueux par l'exercice. Remets ce processus dans l'ordre.

À remettre dans le bon ordre :

Acquérir une disposition stable du caractèreAgir bien spontanément et avec plaisirPoser des actes justes en s'y exerçantRépéter ces actes jusqu'à en prendre l'habitude

Les bonnes réponses se découvrent en jouant le Kwiiz.